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4ème rassemblement du club à chamblay

Par Alain

Vendredi
Finalement, ce n'est pas la porte d'à côté. Pas le bout du monde non plus, un peu moins loin que Colmar, mais quand on arrive dans le parc du château de Chamblay, nous sommes tous très contents d'arriver, mes filles en tête.
Un quad nous guide vers la salle et Heiner, un Moriniste Allemand rencontré un an plus tôt nous fait des grands gestes. Arrivé dans la clairière, je vois le camping-car de Philippe qui décroche le plateau car il semble un peu embourbé. Le long des arbres, la goupille décharge la 3 ½. Derrière lui se trouve un autre camping car avec un couple inconnu. C'est Jean-Claude et son épouse. Jean-Claude est un ancien pilote de course professionnel. Je reconnais au fond le gros fourgon vert de Momo qui fait le bonhomme dans son marcel (ne cherchez pas la contre-pétrie, il n'y en a pas). Jean s'affaire autour des barnums. Ah, tiens, voici Didier mon compagnon d'errance des rues de Colmar. Il a fait route avec la goupille et Yoyo. Ursula, l'épouse de Heiner promène un petit chien que mes filles ne quitteront pas du week end. Il y a aussi Werner, un autre Allemand.
Je passe devant le triporteur et je rejoins Momo et Jean-Claude dans la salle. Momo installe l'expo et plus de cent cinquante de cadres qu'il a apportés. Ces cadres contiennent des photos anciennes qu'il a glanées. Ce sont les pilotes français ayant couru sur Morini. Il a aussi restauré des coupes dont le 30è bol d'or gagné par Couturier et Bétiol. Une drole de moto est perchée sur une estrade. Maurice n'est pas peu fier de me raconter que cette Rebello unique nous a été prêtée par son propriétaire. Il me montre toutes les particularités mécaniques de cette fabuleuse moto. Il en fera autant avec chaque personne qui s'approchera de la moto. Intarissable ce Momo ! Et quelle belle expo pour comémorer les 75 ans de notre marque favorite
Voici enfin Carole qui règle les derniers préparatifs avec la mère de Guigui. Guigui c'est ce gars qui était sur le quad et qui va nous faciliter la vie tout le week end. Soudain, on entend un bruit bien connu : un moteur Morini bi-cylindre qui avance dans le bois. Il s'agit d'une 500 avec un petit tête de fourche et des bagages. Brubru, c'est toi ? Bah oui, une fois ! 600 bornes depuis sa Belgique.

On installe le camping mais notre camp de romanos n'est pas du gout de nos voisins de la maison de retraite d'à côté. Il faudra se déplacer dès le lendemain. Le soir arrive et on se regroupe à l'intérieur autour de la table. Je bois un bon petit Pontarlier. Deux nouveaux venus nous rejoignent. Paolo et Guiseppé viennent d'arriver d'Italie et nous apportent dans leur fourgon une très jolie 3 ½ et un proto très bien construit sur une base de 500. Paolo nous promet de le démarrer durant le week end. Il n'a pas tourné depuis 5 ans, ça sent l'évènement !!!

Samedi
Après une nuit pluvieuse, on émerge de la tente et on découvre les nouvelles têtes du samedi matin : Serge sur son Coguaro et Guy sur sa 3 ½, en duo avec madame, Lulu et son casque inimitable sur sa 3 ½ dans un beau jus (je parle de la moto, on est bien d'accord, hein !). A l'intérieur, un drole d'engin a rejoint les autres. Ce sera le quizz du week end, et même de l'année. Si quelqu'un a des infos sur ce 50 bleu à moteur Moto Morini, qu'il nous contacte.
Philippe et Evelyne s'occupent de faire remplir les documents d'adhésion, distribuent les autocollants et vendent le T Shirt « Rebello » que Momo a dessiné. Franchement pas mal (voir la boutique)
L'expo s'étoffe. A côté du Corsaro de Christian on trouve un 150 Corsaro apporté par nos amis Allemands, la petite PTT d'Evelyne et le triporteur. Quand Jean-Luc arrive, il tracte un plateau ou sa 250 Settebello côtoie sa 125 et la 125 course verte de Francis. La Settebello n'est pas terminée, mais elle est déjà bien belle. Philippe L'alsacien est aussi des nôtres. Ca fait plaisir de le revoir.
Carole a le téléphone vissé à l'oreille et Jean fait des allers et retours avec son fourgon. Quand il ouvre les portes, on découvre le repas du midi : un cochon qui va rejoindre le grill que Guigui alimente depuis le matin.
On ressort des motos de la salle pour faire de la place aux divas des circuits qui descendent des derniers véhicules. Sous les barnums ma Dart se serre contre la 1200 Sport de Jean, les 500 et autres 3 ½, la Coguaro, une Camel.
Une dégustation commence sous le barnum. On goûte tous les vins du Jura. François nous sort quelques bouteilles de Chardonnais, surement pour se faire pardonner d'avoir apporté deux anglaises. Comme on n'est pas sectaires, on les a bues quand même.
Bernard et Claude, notre couple Alpin est revenu par la route sur la Granpasso. Ca nous fait 3 motos modernes, si on ajoute la 1200 Corsaro de Maurice. Christian, Véronique et Bertrand sont arrivés. Le week end sera court pour eux qui devront repartir le lendemain en début d'après midi. A table l'ambiance est joviale, et parfois grivoise. Nos Italiens discutent avec Jean-Luc et François, et le fait de manger dehors en plain soleil nous réchauffe le cour.
Un cochon, un gratin, du comté, du morbier et quelques verres plus tard, je ne me sens pas d'attaque pour aller rouler avec les autres. Quand ils reviennent, la moto de Guy est crevée. Comme il avait apporté une roue d'Excalibur pour la goupille, il pourra réparer en piquant le pneu.
Bon, c'est pas le tout, mais ça creuse ! Non, allez, ce soir on mange léger : patates, saucisse de Morteau et Cancoillotte. On profite d'être tous là pour faire une photo de groupe. Trois musiciens s'installent et nous interprète leur répertoire. Deuxième nuit de flotte.

Dimanche matin : le petit dèj est avalé en vitesse car les plus pressés démarrent déjà. Je bondis sur la Dart, mais je suis bon dernier sur la ligne de départ. Le convoi s'élance vers le village puis file sagement jusqu'à la première station essence pour refaire le plein. C'est parti pour 70km de petites routes viroleuses à souhait. Malgré le ciel menaçant, on passe entre les gouttes. Les paysages sont superbes. La région vaut vraiment le détour et convient parfaitement à nos motos. Heiner et Werner retrouvent des reflexes d'arsouille. Au détour d'un virage, au milieu d'un rond point, sur un talus, contre un mur, Jonathan, le fils de Jean, immortalise notre périple. Après une belle grimpette, on fait une halte devant un paysage dégagé. Une photo souvenir plus tard, on enfourche les motos en direction de la fromagerie et de la brasserie artisanale que nous visitons par demi groupe. La visite est instructive. Le camion suiveur devient le porteur de nos achats.
Le premier groupe part avant l'averse car l'orage monte. Finalement, la deuxième moitié sera épargnée alors que la première se prend tout le cumulo-nimbus sur les os.

Le repas du midi sera l'occasion de fêter l'anniversaire de notre président bien aimé. L'après midi, après l'avoir repoussée à plusieurs reprises, on expédie l'assemblée générale qui ne botte pas grand monde. En revanche, une autre attraction mobilise bien plus les troupes : le démarrage du proto Italien : une fois sortie dans la ligne droite des stands et passé le ravitaillement, il nous faut un pilote de poids et des pousseurs costauds. La belle craque au bout de 10m, mais calle aussitôt. La tentative suivante est la bonne, Philippe part au bout de la ligne droite, mais calle au bout. Les essais de démarrages s'enchainent. Les pousseurs s'épuisent, quand Heiner intervient : « tu connais ta moto, c'est à toi de la démarrer » dit il à Paolo. Nous, on respire car notre ami transalpin pèse au moins deux sacs de ciment de moins que notre président. Le conseil était bon : la moto démarre immédiatement. Paolo fait vrombir le moteur. Les sonotones doivent faire du larsen à la maison de retraite, mais tant pis.

Le frère et la fille de Momo sont repartis avec leurs amis. Momo a dû prêter son Corsaro à son frère qui a cassé la clé de sa 900CBR dans le contacteur. On a bien failli avoir une séance de stunt, c'est dommage que Maurice ne m'ait pas laissé chauffer son frangin qui n'avait pas besoin de grand-chose !
L'après midi avance et les premiers départs commencent déjà. Le soir, je me retrouve à table avec Lulu, Serge et Guy qui évoquent leurs virées des années 70 façon Joe Bar Team
« tu te rappelles, quand on faisait chauffer les bécanes à minuit devant le rade, bizarre qu'on n'ait pas pris un coup de fusil
- t'attaquais, toi ?
- ben oui, alors si môssieur frêne dans les courbes alors. »
Brubru et moi, on les écoute comme des gosses et on n'a pas envie de partir.

Lundi matin, on se sépare, on se donne rendez vous l'année prochaine chez Jean-Luc et Marie Jo en bourgogne, près de Chablis (hum !) Certains d'entre nous se reverront à Moto Légende en fin mai.

Merci Carole, Merci Jean, Merci à ceux qui vous ont aidé pour nous accueillir chez vous pour ce superbe week end inoubliable.

4 mois plus tard, suite de l'histoire, Momo nous envoie cet email

Bonjour à tous
Regardez ce que j'ai trouvé à Imola cette année.Notre petite 50cc qui nous a fait tant réver à Dole sur les pays de l'Est important des petits moteurs corsarino morini n'était qu'un joli petit bricolage d'amateur tchèque averti.Eh oui c'est bien sur une base de Giulietta 50 Peripoli de 1968 qu'a été monté notre petit corsarino.A n'en déplaise à notre ami Guy qui pensait avoir trouvé un oiseau rare.
Il est vrai que mettre un petit 4 temps Morini à la place d'un 2 temps Franco Morini était plaisant .
En tout cas la machine est attachante et superbement réalisée.
Momo

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