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3ème rassemblement du club à Colmar

Par Alain

Plus qu’une quarantaine de km avant l’arrivée. Je roule en première et le plateau saute sur les mauvais pavés de Munster. Oui c’est joli, mais pour rouler, on a inventé mieux depuis. Ce dernier bout de route me parait interminable. Depuis Nancy, que la route se dégrade, la moyenne en a pris un sérieux coup. Un appel de Cédric qui s’inquiète pour son Bandit qui côtoie ma Dart sur le plateau me confirme qu’on est franchement à la bourre.

Une erreur de GPS plus tard, et nous voici dans un carrefour ou deux gars sur une moto nous font des signes. La moto est un 1200 Corsaro, pas de doute, on approche. Jean et Philippe nous indiquent la salle devant laquelle s’accumulent camping car, remorques et fourgons.

Et voici Momo, aussi chaleureux qu’un frangin perdu de vue depuis 10 ans !!! Suit La Goupille qui bombe fièrement son T shirt (il n’aurait pas acheté du terrain, celui là ?) Cédric fait le tour du plateau, Le président à le sourire… On descend les motos, je remarque Christian, venu lui aussi en famille, Philippe l’Alsacien organisateur qui courre partout avec son intégral sur la tête et aussi quelques uns, vus sur les photos du trombinoscope et jamais rencontrés jusqu’à maintenant.

Très vite, on se dirige vers le camping, parcequ’il faut monter la tente avant le repas du soir. C’est finalement un mini rassemblement de Morinistes qui s’installe au camping. La goupille s’est arrangé avec les gérants pour qu’on soient tous placés dans le même secteur. Je plante donc ma tente à côté de celle de Didier, du (beau) camion de la goupille et en face de celle de Jean-Luc.

Quand on revient à la salle, il est grand temps de prévoir de faire le plein de nos motos pour la balade du lendemain. Jean sur sa 1200 sport, Philippe sur sa corsaro PTT et moi sur ma Dart prenons la route vers une pompe à essence. Une chose est certaine, on n’est pas allé au plus près ! Pas au plus direct non plus, et même pas au moins cher. Non, clairement, on s’est paumé. On a mis quelques coups de gaz qui ont propulsé nos montures à l’allure hallucinante de 90km/h…. risible pour Jean et moi, mais franchement pas sérieux pour le 125 Corsaro de Philippe dont le moteur à peine remonté n’a pas eu le moindre rodage.

Le groupe de country s’installe sur la scène pour une démonstration quand on arrive enfin. Je parcoure la salle du regard, et je découvre les motos. La palette des moteurs en V est complète, de la 125H (qui est un moteur en V rebouché d’un côté !) à la 500 en passant par une 250 mono (elle aussi rebouchée !), une 250 bicylindre, des 3 ½. On a tout de même quatre 500 (ok, l’une d’elle est un 3 ½ déguise). Devant la scène trône la 125 Corsaro verte que Jean-Luc nous apporte en hommage à son ami Francis, ainsi que la très rare 350 Fridegotto de Philippe, alias le 13, alias Zoni21 sur le forum. Momo nous a apporté sa Corsarino Dona et une 125 Monello de 1958 dans un beau jus. Tout près de ma Dart, on trouve la 500 Camel de Philippe. Au milieu des 3 ½, j’aperçois la 125 Corsaro de Christian… mais… mais je vois double ??? ah non, quelques détails diffèrent. Christian a aussi apporté son modèle sport, qui marche très fort.

Quelques Allemands nous ont rejoint, et on entend un mélange de Français, d’Allemand, d’Alsacien (tites voir, il est pas pon, mon edelzwicker ??), d’anglais et même d’Italien. Un Allemand aux dimensions de bucheron canadien chevauche un magnifique Corsarino. Le 50 fume. Tu m’étonnes !!!!

Du coté des motos récentes, on n’est pas en reste : deux 1200 sport, une 1200 Corsaro et une Granpasso. La seconde 1200 sport appartient à Alain, inscrit cet hiver, venu avec Sophie qui roule en Ducati. Une fois qu’on aura bidouillé le V de son moteur et dessiné un logo Morini sur sa moto, tout rentrera dans l’ordre. Bernard est grand, et ça tombe bien : la hauteur de la Granpasso est prévue … comment dire…. Pour les beaux mecs de plus d’1.85m. Voilà c’est dit. Claude, son épouse semblait bien installée pour parcourir tous ces km depuis les Alpes.

Après avoir dégusté les spécialités locales et les quelques bouteilles apportées de ci de là, la fatigue de la journée se fait sentir. Direction la tente, car la réunion annuelle est programmée à 8h45 (ah, les sauvages !!)

Après un petit dèj devant le camion de la goupille, direction la salle dans le 4x4 de Jean-Luc. On pousse les carabines et les têtes de sangliers empaillés pour se faire une place (pourquoi tu râles, Jean Luc ???), première à gauche, tu suis la file, devant la banque à gauche, à la vitrine avec des clébars verts à gauche, puis à droite, attention au carrefour, à droit… merde, qu’est-ce qu’on fout là ? A mais si c’est bon, regarde, le pont, à droite et … tourne !!!

L’ambiance est studieuse, mais ça devient vite le souk en version Italienne. On s’installe autour de la table, on parle, on vote… « le pinard est arrivé ». Lulu nous quitte, l’appel du bouchon de liège sans doute. A côté la choucroute commence à cuire.

Le moment attendu arrive enfin : la balade. Les moteurs démarrent. Le triporteur se retrouve un peu seul avec les motos de course dans la salle. Le convoi part un peu trop vite. Les derniers ne sont pas prêts. Finalement, on les attend plus loin. On recolle le paquet, mais dans les premiers kilomètres, on s’arrête souvent. Romu remonte la file à chaque rond point pour nous bloquer la circulation. Bertrand, le fils de Christian est derrière Momo. Didier à l’air d’un sacré touriste avec ses manches retroussées, son sourire, ses lunettes de soleil et sa casquette. Sa 500 tourne rond malgré ses 97000km. Avec le pare brise et les valises, ça change le style, mais ça lui va bien. Les allemands attaquent franchement dans les lacets qui montent vers le col et collent au train de Romu. J’avoue que je ferais bien pareil… En bas du col, on retrouve des pavés, et visiblement, je ne suis pas le seul à préférer le bitume. Les paysages sont très beaux, et soudain, une cigogne nous survole. Pas de doute, on est bien en Alsace, la carte postale est complète.

De retour à la salle, l’odeur de la choucroute envahie la pièce. Le temps est limité car on ouvre l’expo à 14h. L’un des allemands explique à notre Alsacien que son réglage de soupapes n’est pas bon. « écoute, ça fuit à chaud. Avec la température, la tige se dilate et absorbe le jeu, attends, je vais t’arranger ça ». En deux temps et trois mouvements, le cache culbuteurs est au sol. Ce fin mécano scrute le sol du regard. Tiens, il a perdu un truc ? Soudain, il trouve ce qu’il cherche : un paquet de clopes vide. Il en déchire un coin. Ce sera sa cale de réglage.

L’après midi, le beau temps est trop tentant pour ceux qui veulent manger des virolos Alsacien. L’expo se dépouille de la moitié de ses motos. Les autres discutent boulons ou regardent le diaporama de Momo, les photos de Jacques (j’ai oublié de les copier) dont le 250 Settebello est en cours de restauration, ou échangent en Anglais avec nos Allemands. On a enrôlé Jacques lors de notre sortie au salon moto légende cet hiver. A voir ses photos c’est un sacré pistard. Arrive soudain 4 visiteurs. C’est Fredorini que l’on connaît par le forum Morini qu’on squattait avant d’avoir le notre. Il vient de Moselle, l’occasion était trop belle de se voir en chair et en os. Une photo prouve qu’il a aimé le triporteur. « On doit t’avouer que le tonneau est vide. La goupille a tout bu. »

Zoni21 est déjà parti, et d’autres commencent déjà à replier le matériel. On range le triporteur dans sa remorque, et on part en convoi vers le camping. La goupille au volant de la 104 de Philippe avec le triporteur derrière, Didier sur sa 500, et moi sur la 250 mono de Bernard. Pourquoi j’ai dit oui ????? J’aurais pu (dû) prendre la 104. Bien qu’ayant eu pas mal de motos à kick, je n’arrive pas à démarrer cette moto. Qui m’a foutu le kick à gauche ?? Une fois que ça tourne, ce n’est pas fini, le sélecteur est à droite, à la place du frein. C’est là que j’ai vu que je me sers du frein arrière. Il y a eu des rétrogradages involontaires. Il nous a bien fallu vingt bornes pour faire nos 4 km vers le camping.

Quand on revient à la salle, tout le monde mange des flammekusche dehors sur le perron de la salle car « Hulk » le charmant propriétaire a hâte de nous voir partir. Tout comme cette gentille voisine qui gueulait après Bernard quand il a démarré la très belle moto prêtée par un copain de Philippe. Elle avait surement entendu nos allers et retours avec le triporteur qu’on a tous essayé de conduire cet après midi. Je dis bien essayé car à part Bernard, personne ne s’est montré à l’aise dessus, même si François a passé la troisième.

Lundi matin, dans un demi-sommeil, j’entends la voix chantante de Yolande qui guide la goupille pour crocher la remorque derrière le fourgon. Marie Jo et Jean Luc sont aussi partis quand on émerge enfin. A ce moment, je réalise que c’est déjà terminé. Un an qu’on en parle, et ça y est, le week end est passé. J’avais prévu de prendre plein de photos, de filmer pour monter une vidéo au retour, de discuter avec tout le monde, et finalement, je n’ai que des photos de cigognes, une vidéo de la chorégraphie de Momo et Lagoupille (je lance les enchères !), et j’ai l’impression de ne pas avoir discuté avec grand monde.

Une chose est sure, l’année prochaine à Dole, on arrivera le vendredi. Il parait qu’il y aura du catch féminin, avis aux candidates, c’est Momo qui dirige le casting et il a des critères bien à lui.

Merci Philippe de t’être chargé de ce rassemblement, merci aux copains Normands pour l’escorte du convoi. Vivement l’année prochaine.

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