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Pas le temps de s’attarder au bar, vite… à Colmar

par Christian

Ca fait des mois qu’on se prépare, putain pour trouver un hôtel le week-end de la pentecôte… C’est pas évident, évident. Si ça ne tenait qu’à moi, mais madame veut son confort et puis il y a le petit qui risque de péter un cable si on dort à l’arrache. Au final, prendre l’hôtel pour ce week-end était un bon choix vu la mine de certains et certaines le dimanche matin.

Le rassemblement s’internationalise, c’est ce que je me suis dit dès l’arrivée sur les lieux. On voit des Teutons partout-pour les tétons, c’est pas le lieu.Tout le monde est affairé, ça discute dur, des groupes se forment un peu partout. Tiens, un Corsarino super scrambler, un jouet magnifique, mais qu’est ce qu’il fume… On se demande comment le proprio va regagner l’Allemagne. Les morinistes s’affairent autour du petit corsaire guides de soupapes, segmentation faiblarde, les docteurs es morinis établissent leur diagnostic.

Tiens j’aperçois Momo qui chambre un collègue allemand démarrant sa Benelli Tornado 650, wouahhh ! bruit, esthétique, vibrations, ça, c’est de la bécane. Je descends un de mes Corsaro-l’autre a été amené par Momo- et immédiatement on me vient en aide. Tiens on voit beaucoup plus de Morinis modernes cette année. Jean et Carole sont au rendez-vous, toujours chaleureux. Un couple est présent avec une Grandpasso. Très sympa mais ma connaissance des Morinis modernes me limite un peu. Enfin, on apprend. On fait grimper la rampe au Corsaire et bigre, j’aperçois dans la salle toute une flopée de Morinis de différentes époques alignées comme à la parade. Pas forcément les mêmes que l’an dernier. On remarque tout de suite le Corsaro coursifié de Jean-Luc qui est fier de me montrer son moteur à la culasse aux ailettes limées qui trône au milieu de la salle. Je n’ai pas vu les Philippe. L’un, l’organisateur est tellement occupé qu’il n’a guère de temps à accorder aux nouveaux arrivants. Faire manger des dizaines de morinistes, c’est un travail à temps plein. L’autre Philippe, Philou est en grande discussion avec Alain et la bande de Normands-excusez, je ne connais pas tous les prénoms- qui nous sont si précieux. Alain est venu en famille. Son épouse est comme la mienne, pas motarde, je crois.

Des danseurs de country arrivent. Voilà qui va réconcilier mon épouse avec la moto. Ils s’installent et s’entraînent un peu dans l’indifférence générale des morinistes. Les épouses et compagnes apprécient, c’est déjà ça. Pourtant, je vois un moriniste intéressé par le spectacle, c’est Lulu , qui est un peu une star avec La Goupille puisqu’ils sont souvent photographiés par Moto-Légende et LVM .

Le repas arrive et je me retrouve non loin de Momo et d’un groupe de morinistes du Sud-Ouest avec La Goupille et Didier qui mettent du baume au cœur. De l’autre côté, Zoni 21 est déchaîné, on sent qu’il est heureux celui-là à vanter les mérites de la 350 Fridegotto. Après un repas copieux, j’essaie de faire comprendre à WERNER dans un anglais approximatif que mon corsaro supersport est bien boosté mais lui, ce vieux puriste me reproche ma culasse ronde. D’ailleurs, il fera des éloges à Jean-Luc le lendemain pour la haute tenue de son Corsaro, moi j’y ai pas droit. Snif, mdr pas grave !!!

Le lendemain matin, j’ai laissé ma Véronique partir visiter Colmar et je dois être à 9 heures tapantes pour l’AG du club. Comme Alain, mon GPS cafouille et je tourne une demi-heure dans la ville. Mon Bertrand pique une crise de rage à l’idée de ne pas pouvoir monter derrière Momo, je suis tellement à bout à cause du mome que je me retrouve en sens interdit et qu’une envie me démange de lui en mettre une bonne… Alleluïa, je repère le clocher de l’église, je sais qu’on est à côté. L’AG est suivie avec assiduité par une bonne vingtaine de passionnés. Les idées fusent. Philippe et Momo sont à la manœuvre et en hommes avertis rappellent que le club est une vraie association avec la légalité qui doit y être associée.

Enfin, la balade, j’ai promis de prêter mon corsaro special à Lionel, le pote de Momo. Ca cafouille un peu au départ puis à nous les cols et les beaux paysages, vignobles, châteaux en ruine et nids de cigogne sur les toits de Ribeauvillé. C’est une splendeur surtout que mon supersport dont je ne me sers que deux fois par an marche à merveille. C’est même Alain au puissant 1200 SPORT qui me le dit. Mais après la descente sur Ribeauvillé, ça emmanche sec, je suis une 750SF Laverda qui ne se traîne pas dans les virages. Du coup, on perd des gars au passage et une fois arrivés au QG, on s’aperçoit que Momo, Bertrand et Lionel ne sont pas là. Philou, monté sur la 250 de La Goupille et moi-même refaisons la route, inquiets qu’ils leur soient arrivés quelque chose. On rentre bredouilles et heureusement ils sont déjà là et se sont simplement perdus, faute de voiture ou de moto-balai. Lionel est content de sa balade.

L’après-midi se passe à discuter autour des motos, des gens viennent, d’autre partent, j’en profite pour échanger notamment avec Werner et son ami, l’homme aux 25 Morinis qui est incalable sur le sujet.

Mon Corsaro Special est copieusement arrosé d’acide sulfurique, rapport à la batterie qui a bouilli J’essaie de réparer les dégâts, on verra bien.

On quitte les amis le soir, tout a passé tellement vite. On repartira le lendemain en passant à Ribeauvillé où mon grand-père avec son régiment d’Auvergnats de Montluçon s’est vaillamment battu fin août 1914. Merci à Philippe Puravet pour nous avoir conviés à ce chaleureux week-end.

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