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5ème rassemblement du club à cravant

Par Alain

40 ans de la 3 ½ arrosé au Bourgogne

Le ciel était pourtant bien bleu ce samedi matin, quand nous avons quitté la Normandie. Le temps se couvre dès Paris et devient de plus en plus chargé. Cravant n'est plus qu'à quelques kilomètres quand on croise la 104 de Philippe, notre Alsacien. Ca y est, on y est !

Un nouvel engin marque l'entrée du rassemblement. Cet engin est un side-car attelé à une 500 Morini rouge. Le panier porte le numéro 12. Douze comme le département de l'Aveyron. Vous l'avez deviné, c'est la dernière création de notre ami La Goupille. Ce qui surprend au premier coup-d'oil, c'est l'harmonie de l'ensemble et la qualité de la finition. On dirait qu'elle sort du bureau des designers de la marque. Un travail remarquable, mon cher Bernard !

Jean-Luc et Marie-Jo nous reçoivent dans un cadre verdoyant. Autour de la salle le parking se prolonge en pelouses, terrains de tennis et même des jeux pour les enfants. Sur le côté, les fourgons et les camping-cars sont organisés en campement. Parmi eux, il y a bien sur celui du président Philippe et Moumoune, de Jean-Claude et Dominique Costeux avec leurs chiens, mais aussi un autre, immatriculé en Angleterre. C'est ainsi que je reconnais Doug accompagné de son épouse Liz. Présentations en français avant de s'approcher de la salle devant laquelle j'entends un accent bien marqué de Liège. Nos adeptes du forum sont venus en nombre et sur leurs motos : Brubru sur sa 500, Christian alias 123Morini sur sa 500sei, Jean-Mi sur une Ducati 600ss, et Nicolas (Nic) sur une 3 ½ dont le ramage vaut bien plus que le plumage défraichi par une utilisation quotidienne. Le découpeur de carénage de Dart (voir le forum pour comprendre), Bruno, alias Lebrun a apporté sa 3 ½ aux couleurs psychédéliques. Francki est arrivé après un peu moins de 200km sur sa 500 première main

Jean-Luc semble bien tendu. Tout le monde arrive, et ça y est, tout doit rouler. Il est trop tard pour modifier quoi que ce soit. C'est l'aboutissement de semaines de préparation. Marie Jo semble plus zen, mais je pense que ce n'est qu'une impression. Yoyo et Moumoune mettent la main à la patte, et elles ne sont pas les seules.

Le parking se remplit. Jean-Pierre Auber est arrivé, et descend son Settebello. Werner, notre Allemand pousse sa 125 deux temps de 1951 dans la salle où il a déjà béquillé une 3 ½ de 1973, bleue avec le tambour simple came. A côté de la 125, je découvre la tressette sprint de Doug avec ses deux échappements juxtaposés, ainsi que la Tressette de Werner et une Settebello de Momo.

François ouvre sa remorque, et après avoir sorti une 125XL et une Triumph scrambler, se décide à nous dévoiler celle qu'on attendait tous : une Corsaro Regolarita refaite à neuf. Elle est magnifique. Importée à un seul exemplaire en France, cette compé-client est restée démontée pendant 30 ans chez Gérard, ex-magasinier chez Couturier, avant qu'il la vende à François.

La bande à Lulu est là aussi, bien sûr. La 3 ½ de Lulu ne fait pas son âge (elle non plus !!). Guy a assuré le coup et a apporté la sienne dans son fourgon. Ca lui évitera de se faire tremper au retour, comme Serge dont le 501 Coguaro fait des caprices d'allumage sur le cylindre avant.

Jacky arrive de Lyon sur une Guzzi récente et Natacha le suit avec les enfants et le matériel de camping. J'aperçois enfin La Goupille quand Momo arrive au volant du fourgon de Pascal. Il nous apporte entre autre sa 1200 Corsaro qu'il me laissera essayer le lendemain (putain, ça pousse !!!!)

Ca continue à arriver quand on décrète qu'il est temps de passer à l'apéro. Le ciel n'est pas très rassurant, mais on prend tout de même l'apéro dehors avant de rentrer les tables pour manger nos saucisses à l'intérieur. On a bien fait car à peine le barbecue terminé que la pluie apparait. Ca discute et ça rigole dans toutes les langues. Paolo, et Giuseppe sont là aussi avec un troisième Italien. Ils n'ont pas apporté le proto de l'année dernière mais des motos en état concours. Jacques me parle de la restauration de sa 250 Settebello qui traine, mais ça y est, il a trouvé un mécano sérieux qui va faire accélérer les choses. Peut être que l'an prochain, Anne pourra faire la balade dominicale derrière lui plutôt que de se tremper les fesses sur la selle éponge de Lulu.

L'après midi, un cortège de moto brave la pluie pour une sortie sur les petites routes bourguignonnes qui mène tout droit dans une cave. Après une dégustation bien agréable et quelques achats, il est temps de rentrer pour faire l'AG.

C'est devant une assemblée attentive que Philippe fait la rétrospective de l'année écoulée et présente les perspectives de l'année à venir. François propose d'organiser en 2014 une journée de roulage sur circuit, et on lit dans certains regards des envies d'arsouille. Un tiers du bureau est revoté. Le président est réélu avec un score à faire pâlir d'envie un dictateur africain. Momo est lui aussi reconduit, Carole est remplacée par Christian au poste de trésorier. François entre au bureau pour s'occuper de la communication. Pour ma part, je garde la main sur le site internet.

Bon, c'est pas le tout de parler sérieusement, mais l'apéro attend ! Retour à table et c'est reparti pour des discussions entre boulons et ceps de vignes. Il ne faut pas trop trainer, demain, on roule !
La bonne nouvelle apparait à l'ouverture de la porte : il fait sec, et presque beau. Ca signifie pour Mathilde qu'elle va faire la ballade derrière son papa, et elle trépigne d'impatience. Je lui octrois un tour de chauffe dont le but est de remettre du mazout dans la Dart. Le convoi démarre un peu avant 10h, brillamment escorté par Pascal sur. une moto de flic, avec un casque de flic et un gilet jaune. L'envie est forte de balancer son nom dans cet article, mais j'ai peur qu'il se fasse caillasser par les gosses de Nandy. Ses potes Lionel et Pascal assurent comme des pros. Pascal, pas celui déguisé en keuf, l'autre, a fixé une caméra sur son casque. Alain et Sophie sont aussi de la partie. Cette année, les récentes sont bien représentées puisque la corsaro de Momo, la 1200 sport de Jean, et celle d'Alain sont accompagnées par celles de Jean-Luc et Renaud venus de la Marne voisine.

Notre Mystique Jean-Luc ouvre la marche dans sa belle région et suit les panneaux « Morini Passion » fixés à l'avance sur le parcours. Moumoune a préféré prendre la yam 125SR de Véronique et laisser la Corsaro PTT se reposer à la salle. Christian au contraire, ne boude pas son plaisir sur sa 125 Corsaro spécial, jusqu'au moment où il se rend compte qu'il a perdu l'écrou de l'axe de bras oscillant. Pas grave, François a un bout de fil de fer et une pince sur lui (prévoyant les gars qui roulent en Anglaise, sans doute une certaine habitude). On profite du panorama pour faire une photo de groupe et pour digérer la dégustation faite quelques kilomètres plus tôt au fond d'une grotte assez surprenante. Dernière ligne droite, et nous revoilà à Cravant. C'est bientôt l'heure. de l'apéro, mais avant, on se fait une séance d'essais. La goupille démarre le side, et emmène femmes et enfants ainsi que quelques curieux. Certains kamikazes triés sur le volet pourront même le conduire. Philippe et Didier essaient la 125 deux temps. Je tends les clés de mon Tupperware à Christian qui n'écoute même pas la fin de la phrase de notre Alsacien. Il revient ravi, ma moto revient entière, tout le monde est content ! Brubru l'essaye aussi un peu plus tard, surpris par le mixage de la partie cycle moderne et du moteur « à l'ancienne ». Pour ma part, le 1200 Corsaro est une révélation. Outre la position de conduite bien adaptée aux grands, ce moteur rageur m'a bluffé. Rien à voir avec le 1000 VTR que j'avais conduit. Le freinage et le cadre sont à la hauteur. Je me délecte à m'allonger les bras. Un regard vers la BMW bleue de Pascal me rappelle qu'à notre époque ce type de moto aurait raison de mes 12 points en un temps record.

L'après midi, après avoir avalé deux moutons qui ont grillé sur une broche équipée d'une roue de vélo entrainée par un moteur de vitre électrique via une courroie, on attaque une séance de mécanique. Christian, le Belge, s'occupe des réglages de la 3 ½ sport de Philippe. Après avoir bien amélioré les choses, c'est vers la 125 PTT que les experts se tournent. Ca rappelle les histoires qui commencent par « c'est un Italien, un Belge, un allemand et un anglais qui. » qui bricolent une Morini. Pas de réparation pour cette moto, mais un diagnostic : la clavette du volant magnétique.

De son côté, François essaie de trouver des chevaux dans le 125 Corsaro. Christian connait bien le moteur puisque c'était le sien. Ils essaient plein de réglages et décident de faire des essais sur route. Ils partent tous les deux poignées en coin sur leurs Corsaro. Christian revient seul un peu plus tard. Le Régolarita est en panne. Il en faut plus pour anéantir François qui rentre à la poussette. Après démontage à la maison, il découvrira que c'est également la clavette

Les premiers nous quittent déjà. Un week end, c'est court, surtout quand on est entre amis. Après quelques éditions, les liens se sont tissés, et c'est toujours triste de devoir se séparer. Un groupe va se retrouver aux coupes Moto Légende, mais pour beaucoup, il faudra attendre le rassemblement 2014 pour se revoir. C'est Yoyo et La goupille qui nous recevront à Millau.

Certains repartent se faire tremper sur des centaines de kilomètre mais tous n'ont qu'une phrase en tête : Merci Marie Jo, Merci Jean-Luc, pour ce merveilleux moment chez vous, et bravo !

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