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8ème rassemblement du club à La Celle Saint Avant

Par Alain

Un beau week end à la clé

Chère Dominique, Cher Jean-Claude,

Vous n'étiez pas avec nous ce weekend pour ce rassemblement organisé chez vous. Pendant que vous mariez le fiston, nous avons pris possession du corps de ferme situé au bout du chemin d'Elves.

Philippe, Evelyne et Jean-Luc étaient déjà sur place depuis quelques jours pour assurer l'intendance. Il a fallu flécher le parcours car on n'arrive pas dans ce hameau d'Indre et Loire par hasard et d'ailleurs, personne n'est venu troubler notre fête. Dans la cour, les remorques et les plateaux séparent les camping-cars et les fourgons des motos, rangées sous les barnums. La terrasse est le point de ralliement des bavards de tout poil et des amateurs de Vouvray.

Au pied d'une moto en cours de démontage, Heiner s'affaire sur un carbu, ou un allumage, entouré de ses compatriotes. Bien sûr, il y a Werner et Ursula, mais aussi 3 autres sympathiques Allemands. Paolo, Guiseppe et Hermano sont désormais des habitués et un quatrième Italien nous arrive par la route. Il vient de Bologne sur une 350 Kanguro et s'est même offert un petit crochet par Bordeaux. La Belgique nous envoie un seul représentant ; Christian. Sa bonne humeur et son intarissable source de discussion autour de nos moteurs en V compensent l'effectif. Il nous apporte sa 500 au cadre raccourci de 4cm et au moteur « nettoyé derrière les oreilles ». Joliment peinte en orange « Ford Ka », elle a fière allure et ses prestations dynamiques sont tout aussi réjouissantes.

Bien sûr, les copains Français étaient là en nombre. Sophie, Alain, Sandrine et Jean-Luc sont arrivés sur leurs motos. La 1200 sport de Jean-Luc a décidé de perdre les eaux au bout de la rue. Cette fichue durite à la sortie de la pompe à eau s'est démanchée. Chez Morini, c'est leur premier refroidissement liquide, ils ne sont pas encore au point. Maryse et Philippe ont eu une sueur froide en constatant que les clés de l'Enfield et de la 250 Settebello étaient restées à la maison. Heureusement, avec un peu d'astuce et d'entraide, les deux motos on pu rouler. Preuve que les voleurs de l'époque n'avaient pas besoin d'être des génies.

Je ne t'apprends rien, Jean-Claude en disant que Morini fête cette année ces soixante dix ans de production de motos. Qui d'autre que Maurice pouvait honorer cet anniversaire en apportant une 125 deux temps de la première série ? Celle avec la fourche en tôle emboutie. Cette moto t'aurait plu. D'accord, elle n'a rien à voir avec les motos de course que tu as piloté il y a un demi-siècle, mais cette pièce rare est dans son jus. Complète et en bon état, elle nous comble en démarrant d'un coup de kick. Bon c'est vrai son bruit de deux temps qui prend son temps pour rejoindre son régime de ralenti rappelle un peu celui d'une MZ, mais quand Momo enclenche une vitesse et part en arrière, on reste bouche bée. Elle a démarré à l'envers !!! Une fois lancée dans le bon sens, Momo nous fait la parade en bouclant un tour de ferme sous l'oil médusé des morinistes rassemblés. Tu connais Momo, il ne vient jamais à vide. Une autre 125 deux temps, mais un peu plus récente avec une fourche télescopique, la Ossa que tu connais et une 250 Settebello complétaient son chargement.

Tu aurais vu la 175 Settebello de Lulu, une vraie beauté. C'est un modèle de route, avec phare, mais aussi des détails qui trahissent sa vocation à dessiner des virages sur les circuits, tels que les quatre boucles sur le réservoir ou les platines pour décaler les repose pied en arrière. En configuration piste, les boucles permettent de monter un coussin sur lequel on pose la tête ; nez dans le guidon au sens littéral. Bien entendu, il a aussi apporté son increvable 3-1/2. Plusieurs déclinaisons de bicylindre sont alignées sous le barnum. La 3-1/2 sport avec un gros tambour à l'avant, une autre avec des disques, des strada. jusqu'aux tentatives des années 80, l'Excalibur et la Dart.

Le soir venu, on fait sauter quelques bouchons pendant que Jacky fait chauffer la délicieuse paëlla. Evelyne et Philippe n'arrêtent pas, tantôt en salle, tantôt en cuisine et toujours dévoués pour que tout se passe au mieux.

Le vendredi matin est ensoleillé et la balade par les petites routes viroleuses et valonneuses convient bien au rythme de nos Morini. Nous traversons des hameaux isolés avec des maisons troglodytes. La Settebello de Maryse fait des caprices, refusant la clé de contact qui n'est pas la sienne. Finalement un autre modèle de clou réglera le problème. Nous béquillons les motos en contrebas d'une cave sculptée de scènes aux motifs rabelaisiens que notre guide nous décrit. Elle enchaine les dix sept stands qui nous conduisent à la seconde partie de la visite : la dégustation. La table est dressée en extérieur et on dispose les plateaux repas que le traiteur a livré. C'est ici que nous rejoint Patrick, un ex du club qui a troqué sa Corsaro pour une 350 Aermacchi. Voici également François dans un imposant camping car attelé d'une remorque dans laquelle il dissimule des anglaises. La goupille cherche sa clé. On se dit que l'Excalibur sera probablement plus difficile à bricoler que la Settebello. Heureusement il l'a retrouve et on peut reprendre la route en direction de Saumur. Une fois sur la place, le groupe se divise entre les fatigués qui veulent profiter du quartier libre pour aller dormir un peu, les soiffards qui entament une randonnée de deux cent mètres jusqu'à la première terrasse, les membres du bureau qui doivent écourter la visite pour se réunir et ceux qui décident de monter sur les hauteurs. Parmi eux, on distingue les adeptes des moyens modernes : l'ascenseur, et les pur et durs qui préfèrent éliminer les excès de la veille dans une ascension qu'ils espèrent digestive.

Le soir venu, c'est l'AG. Inutile de dire que ce n'est pas le moment le plus attendu du week end, mais c'est légal. La deuxième journée s'achève devant un bon buffet. On n'a plus qu'à ficeler le barde et on se croirait en dernière page d'une BD d'Asterix.

Samedi matin, le ciel est couvert. Après le rituel passage par la pompe à essence, on se dirige vers un bon gros nuage noir qui s'empresse de nous lâcher des grosses gouttes bien servies. Natacha regrette déjà d'avoir choisi un vêtement aussi perméable. Heureusement, notre trajet nous éloigne rapidement de l'orage et le ciel bleu est de nouveau au dessus de nous. A La Roche Posay, le garde champêtre (euh, le policier municipal), probablement frustré d'avoir été recalé au Raid veut nous faire déguerpir de la place que nous utilisons sans en avoir demandé l'autorisation. Bien entendu on reste, surtout qu'un bonhomme déguisé comme dans la croisière s'amuse tombe sous le charme de la Guzzi de Pierre et pose fièrement au guidon pour la photo. Guy et Tassadite sont en carafe au bord de la route. Le cable d'embrayage a cassé. Lulu qui a tout pour s'en sortir leur fourni câble et outils.

Direction Chatellerault et son fameux rond point de la main jaune. On atteint le resto où un copieux couscous nous est servi. Bien calés, le troupeau se dirige vers le musée de l'automobile, du vélo et de la moto. Le parking est plein de BMW. On y ajoute nos Morini et nous entrons découvrir l'intérieur. Certains partent visiter un théâtre Italien et en reviennent enchantés. Au retour,Jerry s'endort à l'arrière de la Paso de Serge. Philippe tombe en panne avec l'Enfield. Momo perd la béquille de la Settebello et la Regolarita de François pétarade et perd de la puissance. Il est temps que ça se termine.

Le soir venu, on se rend compte que c'est déjà le dernier soir et une partie des troupes a déjà quitté les lieux. Les autres restent tard sur la terrasse où Florence montre des photos des paysages Normands pour persuader les plus lointains à venir l'an prochain au pays des hautes falaises lors du weekend de pâques pour notre neuvième rassemblement qui sera ouvert à tous les Morinistes du monde (et extraterrestres aussi).

Dominique, Jean-Claude, nous vous remercions pour ce weekend que vous nous avez préparé. Même si vous n'étiez pas avec nous, nous avons beaucoup pensé à vous. Merci également au moto club local qui nous a guidé et escorté durant les balades. A bientôt au bord des circuits, au salon et bien entendu en 2017

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