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Rassemblement Européen à Tancarville

Par Alain

Je rédige tous les comptes rendus de rassemblement depuis 2010. Cette fois, je suis également l'organisateur. Ce texte ne sera donc pas le point de vue d'un regard extérieur, aussi si quelqu'un veut m'envoyer sa prose, je me ferai un plaisir de la publier.

18 mois plus tôt :

Il fait beau en ce matin de Novembre. Je suis en stage à l'abbaye du Valasse et à l'heure de la pause, j'admire les magnifiques lumières du matin dans les arbres du parc, et je me mets à rêver. J'imagine des Morini, plein de Morini, bien rangées devant cette bâtisse, dans les allées aux fins graviers ocre entre les pelouses. Le soir, j'envoie un email aux gars du bureau. Et si le rassemblement 2017 en Normandie était ouvert aux autres pays d'Europe ? L'idée fait mouche. Le lieu, beaucoup moins. Le coût de location d'un tel site serait probablement prohibitif, et les moines Morinistes prient un autre dieu et leur vin de messe est un peu trop fort. Qu'importe, l'idée était lancée. Il n'y avait plus qu'à bâtir.

La phase de préparation :

J'ai reçu six réponses à mon appel pour trouver un endroit capable de recevoir notre assemblée. Finalement, c'est Tancarville qui a été retenu. Philippe et moi travaillons avec le comité des fêtes et la mairie. Le programme se développe, les problèmes se déverrouillent au fil des mois, et les démarches administratives auprès des trois préfectures (Seine Maritime, Eure et Calvados) se passent plutôt bien. Cerise sur le gâteau, nous avons en main l'arrêté préfectoral pour fermer la cote de Tancarville et organiser notre course de côte

Dernière semaine :

Tout semble prêt, mais bien entendu, ça ne peut pas être si simple. La dernière reconnaissance du parcours de Merville me fait découvrir la fermeture d'une route. La mairie d'Etretat nous informe que suite à un très gros bouchon le week end d'avant, l'accès à la chapelle (notre point de chute) sera fermé. Il faut donc changer la balade du samedi. et d'autres petites choses.

Jeudi matin, nous entrons dans la salle pour décharger le stock entreposé chez Philippe. Ensuite on dispose les pancartes dans les carrefours

Vendredi matin, nous avons toutes les clés promises : la salle, la grange à côté pour les campeurs frileux, la pelouse clôturée à côté de la salle, une autre salle des fêtes à Tancarville le bas si la grange ne suffit pas, les douches du stade. Nathalie, la secrétaire de mairie est aux petits soins. Tout est ok. Le personnel municipal taille les haies pour que les abords soient beaux. Ils nous apportent les barrières pour bloquer la côte le moment venu.

Jour 1, le vendredi :

Le premier arrivé est Momo, qui apporte le stand de vente de pneu de Mattia Borgui. Il nous annonce que Monsieur et Madame Lambertini ont atterri à Beauvais et sont en route. Sa 125 deux temps prend place dans le hall et la Ossa est rangée dans la cour. Peu de temps après, c'est notre sorcier de Chenée et Josette qui rangent leur fourgon. Deux motos orange en sortent. Celle de course, et la 500 raccourcie.

A l'heure du déjeuner, notre groupe s'étoffe avec l'arrivée de Franco et Julia Lambertini dans la voiture de Mattia et de son photographe. Nous prenons une table au restaurant le petit pont et faisons connaissance avec Franco. Nous voyons passer une voiture Belge tractant une remorque sur laquelle on reconnait la moto de Lebrun avec sa peinture psychédélique.

Il est l'heure d'aller chercher les barnums. Quand je reviens, le parking commence à se remplir. Avec l'aide des gars de Tancarville en fête nous disposons les barnums sur la pelouse. Ca prend forme. A l'intérieur, la table s'installe. J'entends des bruits de motos bien connus. Cinq Morini chargées de bagages font leur entrée, dont une Dart. C'est notre délégation de courageux Anglais. Doug et Liz ont choisi le camping-car. De même pour Ann et John nos écossais.

La goupille descend son side-car qui côtoie la 500 de Didier, tandis que le triporteur est dans le fourgon, la roue arrière coincée dans un rangement. Je ne vais pas nommer tous ceux qui arrivent, nous sommes cinquante-deux lors du repas du soir.

Récapitulons : Des Belges et des Italiens sont arrivés ce matin, des Anglais et Ecossais cet après-midi. Les Allemands Werner et Erhard sont là aussi. Il y a aussi un jeune gars un peu à l'écart ; c'est Angel, notre représentant des Morinistes Espagnols qui a parcouru 1200km en trois jours sur sa 3-1/2 pour se joindre à nous. C'est en pluisieurs langues que nous lui chanterons « joyeux anniversaire » ce soir-là.

Jour 2, le samedi :

Il a plu un petit peu cette nuit, mais pas longtemps. C'était prévu. Quand je sors du fourgon, le ciel est très gris et il tombe un vrai crachin Normand. On prépare le petit déjeuner. Philippe n'a pas l'air d'avoir dormi plus que moi. Cette journée est la plus compliquée en terme d'organisation et de timing. On commence à être très nombreux, mais tout se passe bien. Les véhicules se rangent proprement, les riverains semblent plutôt bien accepter notre invasion. Il s'arrête de pleuvoir en fin de matinée. Nous arrivons à mettre tout le monde à table à midi comme programmé. Il faut dire qu'en servant l'apéro à table, on incite à s'assoir ! Benjamin et Léa, nos serveurs, pilotés par Christelle, respectivement maman et tata s'en sortent très bien, et je reprends des couleurs en constatant qu'on tient le planning.

Entre deux, Jacky insère dans mon programme tendu une petite cérémonie consistant à dévoiler sa dernière restauration de 3-1/2 destinée à Sophie. Elle est couverte, et c'est Franco Lambertini himself qui la dévoile sous les applaudissements du public admiratif devant la qualité du travail accompli. On est toujours dans les temps et la parenthèse était de toute façon très agréable. Edgar Donatini, le pape du Corsarino admire la restauration de Jacky.

Par contre, Pascal, le frère de Momo ainsi que l'autre Pascal et Lionel manquent encore à l'appel. Je compte sur eux pour escorter la balade. Avec trois gars de moins ça va être chaud-chaud.

Avec juste une minute de retard, les motos démarrent pour une virée de 100km vers Fécamp et la côte d'Albatre. Et là, ça tourne au cauchemar. La descente de la côte de Tancarville se fait sans encombre, mais dès la montée vers Saint Nicolas, on me signale un véhicule en difficulté devant une fiat panda rouge. La fiat est en fait le Jeep Renegade qui n'est pas rouge mais orange de nos amis Italiens.

C'est la 125 tourismo de Gérard qui fait des siennes et dont l'allumage coupe intempestivement. Nous redémarrons notre très (trop) long convoi. Le difficile contournement de Bolbec et ses nombreux ronds points semble se faire sans perte, mais je ne vois pas le bout de la file. Arrivé sous le viaduc de Mirville, un Italien me signale qu'il doit absolument faire le plein. L'arrêt à la pompe n'était pas prévu si tôt. Je dois changer mes plans. Pendant que je refléchis à un itinéraire bis, les gars en gilet jaune me signalement une panne à l'arrière. Panne d'essence. Cette fois, c'est compliqué car on a perdu une partie de la file dont les véhicules d'assistance. Olivier, un kawasakiste de Tancarville me sauve la mise en allant chercher une bouteille et un tuyau chez des riverains et siphonne un litre d'essence de son réservoir. Nous repartons. Cap vers Epreville et la station essence. On y reste une petite demi-heure, le temps de remettre tous les réservoirs à un niveau suffisant pour boucler le périple. Il n'est plus question d'aller jusqu'à Fécamp, sinon, on ne reviendra jamais à temps pour la course de côte. L'autorisation préfectorale couvrant uniquement l'horaire 17h à 19h. J'appelle François pour le prévenir que nous tournons donc vers Yport afin de se retrouver sur la plage. J'aurai ainsi son Viano et sa remorque capable d'emporter trois naufragés de la route.

Nous voici en vue du bord de mer. Les motos se rangent sur la plage. Un coup de fil me signale la panne d'une 500 à trois kilomètres de nous. C'est le moteur, probablement la courroie. La moto est immatriculée 29. Je comprends qu'il s'agit de Christophe, Kornog sur le forum. Il était arrivé le midi, et le voici déjà hors course. Il repartira le soir même, très déçu. François fait cap vers Yport et je lui indique qu'il a du travail. Il retrouve Christophe rapidement et le charge dans sa remorque en un temps record.

L'heure tourne et on doit vite repartir. Je sonne bruyamment le rappel, mais quelques retardataires et indisciplinés perdent à nouveau le groupe. Nous longeons les falaises dans de superbes paysages, et nous mettons cap vers Tancarville. La route du retour est un peu moins chaotique, mais avec quelques péripéties.

Quand nous entrons à Tancarville, notre groupe est deux fois plus court qu'au départ. Les autres ont réussi à retrouver leur chemin, mais parfois, comme Jacky, en prenant au plus court. Les gars de Tancarville en fête nous avaient quitté à Yport. Ils sont arrivés et ont préparé la course de côte. Les voitures sont en place, mais il y a quelques cafouillages avec les radios pour faire communiquer la ligne de départ, la ligne d'arrivée, et le poste avancé dans l'épingle à cheveu. François appelle en vain Mathilde, qui l'entend mais ne peut pas lui répondre. Cédric dans l'épingle n'a pas de son. Bref, on abandonne ce système et c'est par téléphone que Philippe et moi communiquons en continu.

En bas, je colle les numéros imprimés par François sur les phares des pilotes impatients. Le plus chaud semble être Jean-Pierre, sur sa 175 Settebello à mégaphone. Dans sa combinaison d'époque, avec son Cromwel et ses Climax, il nous renvoie aux années 60 où il venait dans cette même côte. En bas, avec François, nous donnons les départs tel qu'annoncé au briefing. Les gars nous font des démarrages canon. Philippe transmet les numéros à Mathilde qui note sur son tableau les numéros partis et coche ceux qui arrivent. Pas la peine de signaler l'arrivée de Jean-Pierre ou de Jean-Luc dont le bruit couvre complètement la ligne téléphonique. Olivier, de l'équipe Tancarvillaise, tout vêtu de cuir, enfourche un minuscule Monkey. Son compère Fred, s'élance au guidon d'un side Auto-Moto d'entre-deux guerres. Derrière eux, la goupille et son singe Claire les prennent en chasse et les doublent tous les deux. Une fois tout le monde monté, le signal est donné pour faire redescendre le groupe. Je les entends dans les bois, et bientôt, arrive une horde de motards souriants qui fait un rapide demi-tour pour se replacer devant les barrières de la ligne de départ. Philippe remonte la côte et me signale que tout est OK. Je lance alors la deuxième série. Les motos grimpent une à une avec autant de plaisir et peut être un peu plus de confiance. L'heure tourne, il va falloir rendre la route. Il reste trois motos en bas. La mienne, la Fazer de Lolo et la V-max de Stéphane. Nous ouvrons les barrières derrière nous et nous profitons du tracé sinueux de cette côte mythique pour exprimer nos talents de pilotes.

Rétrogradage sur le haut régime avant de rentrer au stand . heu, sur le parking. Les motos prennent place sous les barnums pour l'exposition. Le groupe « the mystery machine » est dans les starting blocs et lance son premier morceau à 19h comme prévu. C'est parti pour une heure et demie de standards du rock des années 50 à aujourd'hui. Stéphanie et les musiciens donnent le meilleur d'eux même mais doivent composer avec une acoustique médiocre. La sono est forte et le public préfère rester dehors ou dans le hall. Dommage. Quelques irréductibles se déhanchent sur la piste.

Le concert se termine et l'apéro est servi. Fabio, le président du club de Rome sort une pile du livre sur la 3-1/2 que Franco dédicace a tous ceux qui le veulent, et ils sont nombreux à faire sagement la queue devant la table

Philippe Momo et moi, montons sur scène pour un discours trilingue et une remise de cadeau à un représentant de chaque pays. Il s'agit d'une bouteille de Calvados 20 ans d'âge élaboré par la mère de Philippe à partir de ses propres pommes. Une cuvée « Micheline Morini ». Monsieur Sablin, le maire de Tancarville fait également un discours copieusement applaudi par toute l'assemblée qui s'étonne encore du remarquable accueil que la commune nous a fait. L'équipe municipale partage notre repas, ainsi que l'asso Tancarville en fête. Ce sera pour eux l'occasion de discuter et de découvrir le talent de Christian notre sorcier Belge.

Il est déjà tard quand on termine le repas. Alexis, notre cuisinier passe régulièrement pour vérifier les quantités servies, et les avis des convives. Lui aussi est sous tension. Tout le monde part se coucher. Il y a de la route demain.

Jour 3, le dimanche.

Comme depuis trois jours, réveil très tôt pour préparer le petit dej aux gens qui dorment sur place. Pour moi, le programme est moins chronométré aujourd'hui. Pour Philippe c'est différent, il a un bateau à prendre à Honfleur. Il doit être à l'heure.

Pendant le petit dej, je pointe sur ma liste pour m'assurer que toute ma troupe est présente. J'attends 35 personnes. Les 52 autres seront avec Philippe. Les disques colorés fixés sur les phares nous aident bien à séparer les deux troupeaux. J'ai juste une demi-heure de retard quand mon groupe démarre.

Groupe Merville :

Avant de nous diriger vers le pont de Tancarville, je conduis tout le monde à Saint Romain pour faire le plein. Pas question de réitérer le scénario de la veille. Pour l'escorte, j'ai Lolo et Julien. C'est peu pour 22 motos, mais ils feront un super boulot toute la journée, parfois aidés par John Chaterton et Lulu. La file est beaucoup moins longue que la veille et en ligne droite, je vois le Viano gris avec la grosse remorque de François qui ferme la marche.

Nous franchissons le pont de Tancarville sous le soleil, à peine voilé par moment. Au péage, les motos passent dans la file réservée. Pourvu que le side de la goupille ne soit pas trop large. Ce matin, c'est Mathilde qui le squatte. Oui, c'est bon, tout le monde est là. Après l'interminable ligne droite sous le phare de la Roque, nous tournons vers Foulbec, Conteville, Fatouville-Grestain sur des routes sinueuses. A l'approche d'Honfleur, le travail de mes deux Border collie de la route devient plus dense. Toutefois, nous quittons la Rivière saint Sauveur sans difficulté. Sauf que Julien oublie de tourner sur la D288 et continue vers Pont l'Eveque. Il s'en rend compte rapidement. Il nous rattrape et tout rentre dans l'ordre. Assez vite, nous arrivons à l'endroit prévu pour la pause, à Bonneville sur Touque. A peine arrivé, mon téléphone vibre dans ma poche. Florence vient de repêcher deux naufragés à Honfleur. C'est Simone et Jean-Michel, laissés à Tancarville, qui ont finalement réussi à démarrer après avoir changé les bougies de leurs motos (fichues NGK) et ont décidé de nous retrouver. Je leur explique ou nous sommes et ils arrivent vingt minutes plus tard.

Le cortège allongé de deux motos reprend la route sur la départementale 27 qui alterne les lignes droites larges, les parties étroites et les enfilades sinueuses. A l'entrée de Cabourg, je décide de faire un arrêt essence pour garantir la tranquillité du retour. J'en profite, comme Pierre, pour détendre ma chaine qui grogne sévèrement.

Il est à peine midi et demi quand nos motos se garent dans la cour du restaurant à Merville. La patronne a eu la délicate attention de disposer des tables avec nappes pour entreposer nos casques.

L'explication du menu se fait en Italien, en Allemand, en Anglais, et en Espagnol. Heureusement, j'ai préparé des fiches avec photos. Nous dégustons les spécialités locales sans que le repas prenne le rythme lent des grands banquets familiaux des dimanches de paques.

Les motos ont à peine le temps de remonter en température qu'on les arrête à nouveau devant l'impressionnant site de la batterie de Merville. L'avion, un Douglas C-47, appelé Dakota, à l'entrée est impressionnant de l'extérieur, mais ce n'est rien comparé à l'ambiance que l'on découvre à l'intérieur. Chacun imagine ce qui devait passer par la tête des pauvres gars qui devaient en sauter pour libérer notre pays. Les blockhaus sont soigneusement aménagés et dans le dernier, un son et lumière recrée la violence des conditions de vie lors des attaques. Une fois revenus sur le parking, la responsable nous photographie pour twitter sur notre venue.

La Voxan de Serge n'a plus de jus. Je participe à la suée, et elle démarre rapidement. Nous filons vers Beaumont en Auge. Le rythme s'est un peu accéléré, considérant que les motos restantes sont fiables et capables de rouler à une vitesse convenable. Reste que le Fazer et le Crossrunner doivent cravacher pour remonter le groupe. D'ailleurs, Mathilde qui en avait marre de s'endormir sur ma Dart a enfilé une chasuble jaune et pris place derrière Lolo. Sensations fortes garanties. La route nous mène aux abords d'un château avec des dépendances superbes. Nous entrons sur la place de Beaumont en garons nos motos en deux colonnes bien rangées. Les Anglais admirent le paysage et trouvent une similitude avec l'Angleterre. Julien ajoute que c'est pareil mais sans la pluie. Je ne sais plus lequel lui demande s'il peut répondre en français, et lui dit « Enc.. » Eclat de rire sur la place où François nous rejoint. « Elles sont où ? » dit-il. « Qui ça ? » répond-je. « Bah les boules !!! ». Je réalise à cet instant que nous sommes garés sur le terrain de pétanque

Il y a un bar à côté, alors un petit rafraichissement s'impose avant de terminer la balade en repassant par Honfleur. Cette fois, nous empruntons le pont de Normandie avec sa superbe vue sur l'estuaire de la Seine. Ensuite, nous augmentons la cadence pour absorber au plus vite la longue ligne droite qui nous relie au pont du Hode. Même remède pour la route qui longe l'A131, en regardant la falaise à gauche, et rien qu'à gauche. En bas de la côte de Saint Jean d'Abtot, j'ai une pensée pour Lulu. Je ne peux raisonnablement pas enfiler ces virages sans en profiter. Alors Gaaaaz. Le side a du mal à garder ses trois roues au sol car Gery, dans le panier ne pèse pas bien lourd. Nous arrivons rapidement à la Cerlangue puis à Tancarville. Toujours 24 motos derrière et le Viano en queue de peloton.

HONFLEUR :

Je n'y étais pas, puisque j'emmenais le groupe de Merville, mais j'ai eu quelques échos que je résume ici. Si l'un de vous veut m'envoyer un texte, je l'ajouterai.

Philippe voit l'heure tourner, et doit emmener une cinquantaine de personnes à Honfleur où le bateau est réservé. Dès que le groupe de Merville a quitté Tancarville, il faut partir. Jean n'arrive pas à démarrer la 250 Settebello que Momo lui a prêté. Il essaie toutes les techniques et finit par capituler. La pause au phare de la Roque est supprimée pour tenir le timing. Les motos se rangent devant le restaurant où des places de parking ont été réservées. Pour ceux qui suivent en voiture, le parking est plus loin et il faut faire attendre un peu le bateau pour que tout le groupe se rassemble. Le temps est plutôt clément et la croisière sous le pont de Normandie est réussie. Au retour, le bateau prolonge sa descente de la Seine jusqu'à son embouchure avant de revenir vers Honfleur.

De retour sur la terre ferme, direction le restaurant et ensuite, c'est quartier libre pour découvrir les ruelles pavées de Honfleur et ses demeures aux façades ardoisées ou en colombage.

En fin de journée, les motos redémarrent pour une route du retour au travers du marais Vernier, au milieu des chaumières. La traversée de la Seine se fait par le bac de Quillebeuf où le capitaine, qui avait été prévenu de notre passage, privatise son navire pour les Morinistes. Merci Didier pour cette faveur très appréciée de nos motards plaisanciers. Il ne reste plus que quelques kilomètres pour rejoindre Tancarville.

Dernier soir

La dernière soirée est toujours un peu triste car certains ont déjà repris la route et les autres s'y préparent. Pour Philippe et moi, la pression est redescendue et nous profitions enfin de cette soirée. Nous sommes heureux du résultat, de l'accomplissement de 18 mois de préparation où nous avons réussi à travailler sans se bouffer le nez et en se faisant confiance. Le résultat est là, devant nous, et bientôt derrière nous.

Jour 4, le lundi

Après une dernière nuit dans le camion et la préparation du dernier petit dej, nous alternons les au revoir et le rangement. Il y a aussi l'AG à faire.

Philippe quitte son costume de président après un septennat qui a conduit le club de sa naissance à Nointot jusqu'à sa stature d'aujourd'hui, au cour de l'Europe et avec Franco Lambertini et des adhérents soudés qui ont plaisir à se retrouver.

L'après midi, pendant que nous nettoyons la salle, un 1200 Corsaro se gare devant la salle. Il est déçu d'arriver trop tard. Encore plus quand il apprend qu'on a joué dans la côte qu'il connait bien puisqu'il est venu en voisin.

Aujourd'hui, tout est terminé. Nous regardons les photos et recevons vos témoignages de sympathie et de félicitations. A nous aussi de vous remercier d'avoir fait tout ce chemin et d'avoir apporté tout ce dont le club a besoin : votre joie d'être avec nous et votre bonne humeur. En 2018, le rassemblement aura lieu en Belgique, près de Spa Francorchamps, chez notre ami Christian. Prenez note, ce sera le 12 mai 2018.

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